Nous n’en sommes qu’au cinquième jour de guerre et je craque.

Je craque face aux égoïsmes que je croise chaque jour sur les réseaux sociaux.

Je craque parce qu’en prenant des nouvelles des uns des autres, nombre sont ceux qui se réjouissent de 15 jours de congés payés alors que d’autres souffrent.

Je craque parce que parmi ceux qui souffrent se trouvent beaucoup de mes clients.

La crise n’est pas que sanitaire, elle est également économique. J’ai lu ici ou là que le covid-19 tuera sans doute plus d’entreprises qu’il n’effacera de vies. La réalité est aussi là. Alors à la question “que ferez-vous lorsque tout ce bordel sera fini ?”, je réponds sans ambages que je sortirai mon carnet de commandes et tenterai, à mon tout petit niveau, de relancer la machine.